Famille : Arecaceae

Texte © Pietro Puccio

Traduction en français par Serge Forestier

Originaire de Bornéo, Salacca magnifica est une espèce acaule dioïque, cespiteuse. Feuilles de presque 4 m, indivises, plissées, à l’apex bifide, sur un pétiole de 0,5-1,6 m © Giuseppe Mazza
Le nom de genre dérive du nom local malais “salac” ; le nom d’espèce est l’adjectif latin “magnificus, a, um” = magnifique.

Jeunes feuilles en croissance aux épines décourageant les herbivores © Giuseppe Mazza
Salacca magnifica Mogea (1980) est une espèce acaule dioïque, cespiteuse, aux feuilles portées par un pétiole de 0,5 à 1 m, indivises, plissées, obtriangulaires aux marges dentelées, en correspondance des nervures des segments foliaires fusionnés ensemble, à l’apex bifide, mesurant jusqu’à 4 m de long et 0,4 à 0,7 cm de large, de couleur vert intense brillant sur la face supérieure, gris argenté au-dessous.
Gaines foliaires, pétioles et rachis sont densément armés de robustes épines de longueur variée, jusqu’à plus de 6 cm, de couleur brun clair et orientées dans différentes directions.
Inflorescences entre les feuilles, celles mâles généralement dressées, à 2 ou 3 ordres de ramifications, longues d’environ 45 cm, porteuses de nombreuses fleurs disposées par paires et rapprochées, celles femelles, initialement dressées, puis courbées une fois en fruits, longues d’environ 30 cm, aux nombreuses fleurs rapprochées.
Les fruits sont piriformes de couleur brun rosé, longs d’environ 5 cm, recouverts d’écailles imbriquées, à l’apex pointu et rétrofléchi, contenant de 1 à 3 graines ; la pulpe, de couleur blanc crème est comestible et a une saveur douce. La germination est adjacente et la première feuille est bifide.
La reproduction se fait par semis dans un terrain organique avec ajout de 30 % de sable siliceux grossier ou d’agriperlite, pour un drainage optimal, maintenu humide à une température de 26 à 28 °C ; le temps de germination est plutôt long, de quelques mois à une année. Salacca magnifica se propage également par division, bien qu’avec difficulté en raison de la présence des épines.
Le nom d’espèce est tout à fait approprié pour ce palmier aux feuilles indivises, le plus grand et parmi les plus décoratifs du genre, rare en culture, méritant une plus grande diffusion, tout en tenant compte des épines qui en limitent l’implantation dans les grands jardins et éloigné des endroits de passage.
Typiquement tropical par ses exigences, il demande des températures et une humidité élevées et constantes ; sa culture peut être tentée dans les zones au climat subtropical où les températures inférieures à 10 °C sont une exception de courte durée.
Il peut pousser en plein soleil en présence d’une humidité élevée de l’air et du le sol, mais il préfère généralement une exposition partiellement ombragée ; il exige des sols drainants riches en substances organiques, acides ou neutres, maintenus constamment humides.
La fertilisation par des produits équilibrés contenant des oligoéléments sous forme de chélates est utile.

Gaines foliaires, pétioles et rachis sont densément armés de robustes épines brun-clair de longueur variable, jusqu’à 6 cm, orientées dans différentes directions © Giuseppe Mazza
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