Famille : Arecaceae

Texte © Pietro Puccio

Traduction en français par Claude Leray

Inflorescence courte et ramifiée portant des fruits comestibles. La Butia paraguayensis a une assez bonne résistance aux basses températures © Giuseppe Mazza
Le nom de genre vient de la prononciation portugaise du nom indigène, qui signifie “denté”, “épineux”, en référence aux épines présentes sur les pétioles ; le nom d’espèce fait référence à l’un de ses pays d’origine.
Il est connu comme “butià-do-cerrado” au Brésil, “yatai enano” en Argentine, “yatai” au Paraguay, et “dwarf yatay palm” dans les pays anglo-saxons.
C’est une plante très variable à l’état sauvage ; le tronc(stipe) unique est généralement souterrain ou très court, mais il peut atteindre 3 à 4 m dans des conditions particulièrement propices (de même qu’en culture), et un diamètre variant de 10 à 20 cm, il est recouvert par les restes des pétioles foliaires. Les feuilles sont pennées, jusqu’à environ 2,5 m de long, et retombant élégamment. Les segments foliaires, ou pinnules, sont rigides d’une couleur bleu-vert, disposés régulièrement sur le rachis, formant un V ; le pétiole est épineux sur les bords.
C’est une plante monoïque produisant une inflorescence courte, mais très ramifiée ; les fruits sont ovoïdes, longs d’environ 2-4 cm, de couleur jaunâtre à maturité, avec une pulpe comestible. Les graines germent en 3-4 mois.
Ce palmier est encore peu utilisé, en dépit de ses caractéristiques ornementales, mais peut être cultivé avec succès particulièrement dans les pays de climat méditerranéen. Il s’adapte en fait aux sols pauvres et arides, pourvu qu’ils soient bien drainés, il a une assez bonne résistance aux basses températures (jusqu’à -6 °C). Lorsqu’il est cultivé en plein soleil, il prend une forme plus compacte et a un feuillage de coloration plus profonde.
Synonymes: Cocos paraguayensis Barb.Rodr. (1899); Butia yatay var. paraguayensis (Barb.Rodr.) Becc. (1916); Syagrus paraguayensis (Barb.Rodr.) Glassman (1970); Butia yatay subsp. paraguayensis (Barb.Rodr.) Xifreda & Sanso (1996); Cocos amadelpha Barb.Rodr. (1900); Cocos arenicola Barb.Rodr. (1903); Cocos dyeriana Barb.Rodr. (1903); Cocos wildemaniana Barb.Rodr. (1903); Butia pungens Becc. (1916); Syagrus dyeriana (Barb.Rodr.) Becc. (1916); Butia amadelpha (Barb.Rodr.) Burret, Notizbl. (1930); Butia arenicola (Barb.Rodr.) Burret (1930); Butia wildemaniana (Barb.Rodr.) Burret (1930); Syagrus amadelpha (Barb.Rodr.) Frambach ex Dahlgren (1936); Syagrus arenicola (Barb.Rodr.) Frambach (1936); Syagrus wildemaniana (Barb.Rodr.) Frambach ex Dahlgren (1936); Butia dyeriana (Barb.Rodr.) Burret (1937).
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